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LES NOUVEAUTES DE MARS

Tout peut s’oublier     

Olivier   ADAM

 

Un appartement vide : c'est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l'évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo. A l'incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant d'autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s'il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ? Entre la Bretagne où il tente d'épauler Lise, elle aussi privée de son fils, et un Japon qu'il croyait connaître mais qu'il redécouvre sous son jour le plus cruel, Nathan se lance dans une quête effrénée.

 

&  L’avis de la bibliothèque : J'en suis une grande fan d'Olivier Adam, rien à dire, c'est un excellent auteur que j'aime énormément lire. Ce roman est une déchirure, un crève-cœur, d'une intense émotion, c'est le drame de Nathan qui a toujours été mal à l'aise avec les sentiments et les démonstrations d'affection. Il en perdra ses deux femmes, et avec la dernière, une japonaise, son fils chéri Léo. Au-delà du drame, l'auteur nous fait partager sa passion pour le Japon, la beauté du paysage et sa culture, mais aussi les drôles de méthodes de la justice japonaise. Juste ce qu'il faut de suspens, le livre, qui nous parle de l'enfer des parents séparés de leur enfant, est bouleversant... . Tout peut s'oublier, ....  l'auteur n'en donnera pas la réponse. C'est un très beau roman.  (Régine)

 

Les magnolias Florent OISEAU

Caramel - Pompon - Cachou... Il y a des gens, dans la vie, dont l'unique préoccupation semble d'imaginer des noms de poneys. Alain est de ceux-là. Sa carrière d'acteur au point mort — depuis qu'il en a joué un, dans un polar de l'été, sur TF1 —, le quarantenaire disperse ses jours. Chez Rosie en matinée — voluptés de camionnette — et le dimanche aux Magnolias — où sa grand-mère s'éteint doucement. On partage une part de quatre-quarts, sans oublier les canards, et puis mamie chuchote : "J'aimerais que tu m'aides à mourir." Autant dire à vivre... La seconde d'après, elle a déjà oublié. Pas Alain. Tant pis pour les poneys : il vient de trouver là, peut-être, un rôle à sa portée...

&  L’avis de la bibliothèque : Entre légèreté et profondeur, une dose d’humour et quelques dialogues un peu crus, c’est un roman sur la précarité, la vieillesse et les secrets de famille que j’ai eu plaisir à lire. Tous les personnages avec leurs travers sont attachants. J’ai été touchée par l’infinie tendresse d’Alain, anti-héros au grand cœur, envers sa grand-mère qu’il visite régulièrement dans son Epahd et qui va découvrir que celle-ci n’avait pas eu la vie qu’il s’imaginait. Un bon moment de lecture sans prise de tête. (Danielle P)

 

Pachinko      Min Jin LEE

Début des années 1920, dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par un riche étranger. Lorsqu'elle tombe enceinte et apprend que son amant est déjà marié au Japon, elle refuse la solution qu'il lui propose : devenir son épouse coréenne. Ce refus est le point de départ d'un exil qui s'étendra sur quatre générations. Pour éviter la ruine et le déshonneur à sa famille, Sunja épouse Isak, un pasteur chrétien qu'elle connaît à peine et qui lui propose une nouvelle vie au Japon.

&  L’avis de la bibliothèque :  C'est une très belle saga à l'écriture simple qui s'étale sur 4 générations de 1910 à 1989. Sunja née en Corée dans un milieu très pauvre se retrouve enceinte très jeune, mais son riche amant est déjà marié au Japon. Elle accepte la proposition de mariage du pasteur qui deviendra le père de son enfant et ils vont quitter la Corée pour s'installer au Japon. Mais la vie est dure pour les Coréens exilés, ils ont beaucoup de mal à trouver leur place en tant qu'immigrés. Ils  sont mis à l'écart et méprisés même après plusieurs générations.
D'habitude peu attirée par les romans historiques, j'ai apprécié ce livre dont le déroulement est
étroitement lié à l'histoire de ces 2 pays. Ce gros pavé de 620 pages  est un plaisir à lire
(Marie-Hélène)


 Le train des enfants Viola ARDONE

Naples, 1946. Amerigo quitte son quartier pour monter dans un train. Avec des milliers d'autres enfants du Sud, il traversera toute la péninsule et passera quelques mois dans une famille du Nord : une initiative du parti communiste vouée à arracher les plus jeunes à la misère après le dernier conflit mondial. Loin de ses repères, de sa mère Antonietta et des ruelles de Naples, Amerigo découvre une autre vie.

&  L’avis de la bibliothèque :  Toutes ces années que nous avons passées loin l'un de l'autre ont été une longue lettre d'amour écrit Amerigo lorsqu'il revient à Naples pour le dernier au revoir à sa maman. C'est un très beau roman raconté avec émotion par un enfant déchiré entre l'amour de sa mère qui ne peut pas subvenir à ses besoins et une famille adoptive où on lui offrira une vie douce et pleine d'amour. Il fera pourtant le choix. C'est une belle leçon de vie, avec beaucoup d'amour, de solidarité, de partage et d'espoir mais aussi de douleur de l'abandon et de trahison pour ces enfants défavorisés de l'après-guerre. Tous les personnages sont attachants dans leur simplicité de vie. L'écriture est belle et pleine de tendresse. J'ai beaucoup aimé cette histoire et j'ai refermé le livre avec regret. (Régine)

 

Serge Yasmina REZA

" Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l'un sur l'autre dans une brouette. C'est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu'on nous avait versés dans le temps. "

&  L’avis de la bibliothèque :  Un roman en forme de chronique familiale aigre-douce, qui évoque les liens qui unissent une fratrie composée de 2 frères et une sœur, Serge, Jean et Nana POPPER, une famille juive non pratiquante. Serge est également une réflexion sur la famille au sens plus large. Ce roman est placé sous le signe du milieu : des protagonistes au mitan de leur vie, un narrateur, Jean, milieu de la fratrie, et une visite à Auschwitz-Birkenau, scène clé, plantée au milieu du récit. Les dialogues sont très réussis mais ce roman m'a paru passablement confus. On a du mal à se retrouver dans tous les personnages. Il n'y a pas vraiment d'intrigue mais une succession un peu flottante d'évènements. Dans le passage à Auschwitz l'humour est beaucoup trop grinçant pour moi. (Annie)

 

La maison des voix                   Donato CARRISI

 

Pietro Gerber est un psychiatre pour enfants, spécialiste de l'hypnose. Il arrive ainsi à extraire la vérité de jeunes patients tourmentés. Un jour, une consoeur australienne lui demande de poursuivre la thérapie de sa patiente qui vient d'arriver en Italie. Seul hic, c'est une adulte. Elle s'appelle Hanna Hall et elle est persuadée d'avoir tué son frère pendant son enfance. Intrigué, Gerber accepte mais c'est alors qu'une spirale infernale va s'enclencher : chaque séance d'hypnose révèle plus encore le terrible passé d'Hanna, mais aussi qu'elle en sait beaucoup trop sur la vie de Gerber. Et si Hanna Hall était venue le délivrer de ses propres démons ?

 

&  L’avis de la bibliothèque :  Pietro Gerber psychiatre pour enfants, nous décrit son lieu de travail et la préparation qu’il effectue avant chaque séance. Sa technique, l’’hypnose aide ses jeunes patients à se libérer de leurs peurs et traumatismes de l’enfance. Il maîtrise parfaitement ses attitudes et ses émotions. Mais lorsqu’il accepte une jeune femme en thérapie tout bascule. Une relation particulière troublante et dérangeante se crée entre eux. Le roman oscille entre le passé et le présent, entre la réalité et le mensonge. Pietro Gerber s’interroge et s’inquiète de l’emprise de cette femme sans sa vie professionnelle et privée. Au cours des séances, elle distille quelques petits faits de son passé comment peut-elle les connaître ? Qui est-elle réellement ?Qu’est-ce qui le contrait à continuer cette thérapie ? Bon thriller psychologique. (Marie Renée)

 

Les graciées   Kiran MILLWOOD HARGRAVE

 

1617, Vardo, au nord du cercle polaire, en Norvège. Maren Magnusdatter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s'abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardo qui ont été ainsi décimés, et les femmes vont désormais devoir assurer seules leur survie. Trois ans plus tard, Absalom Cornet débarque d'Ecosse. Cet homme sinistre y brûlait des sorcières. Il est accompagné de sa jeune épouse norvégienne, Ursa. Enivrée et terrifiée par l'autorité de son mari, elle se lie d'amitié avec Maren et découvre que les femmes peuvent être indépendantes. Absalom, lui, ne voit en Vardo qu'un endroit où Dieu n'a pas sa place, un endroit hanté par un puissant démon. Inspiré de faits réels,

 

&  L’avis de la bibliothèque :  Vardo, 1617, petite île de pêcheurs, tout au nord de la Norvège, vit un terrible drame lorsque tous les hommes du village périssent en mer. Sous le choc, isolées, les femmes tentent de s’organiser pour ne pas mourir de faim pendant le long hiver glacial. Très vite, cette communauté féminine se divise, entre celles qui vont oser partir pêcher en mer (chose qui, à cette époque est considérée comme blasphématoire) et les dévotes qui se réfugient dans la religion et qui suspectent l’unique femme d’origine samie d’être à l’origine de leurs malheurs. Mesquineries, rancœur et jalousie vont atteindre leur paroxysme à l’arrivée d’un délégué religieux zélé, luthérien radical, qui ne voit dans les femmes que pécheresses repenties ou sorcières. Malgré tout, au milieu de ce climat hostile, va se développer une belle histoire d’amour… Difficile de lâcher ce livre magnifique, tant on est happé de suite dans le récit de ces vies de femmes au futur incertain dans un milieu si rude ; on tremble pour les héroïnes quand la solidarité fait place à la bêtise. Et lentement, la tension et le suspens s’installent. (Nathalie S)

 

Un bref instant de splendeur                Ocean VUONG

Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d'une lettre qu'un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d'un soldat américain et d'une paysanne vietnamienne, elle est analphabète. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d'enfant, son premier amour marqué d'un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l'écriture

&  L’avis de la bibliothèque :  L’auteur  écrit à sa mère. Telle une psychanalyse,  il partage  ses pensées, ses cheminements. Dans sa quête identitaire, il s’interroge sur ses origines et le poids de celles-ci qui est, ici, énorme. Sa construction se fait au milieu de deux femmes, sa mère et sa grand-mère, traumatisées par la guerre du Vietnam. L’amour est là  mais entaché par la violence de la mère et la folie de la grand-mère. Adolescent, sa première relation amoureuse est compliquée, torturée… Tout ce qui touche à l’amour flirte  avec la violence dans ce livre. Violence des faits, des sentiments, des mots que l’auteur jette un peu en vrac sans aucune pudeur. Ce roman autobiographique n’est pas facile à lire autant par le fond que par la forme. De très beaux passages, à  la langue ciselée, attestent bien que l’auteur est également poète. A prendre avec du recul si vous êtes sensibles. (Nathalie P)

 

Regarde Hervé COMMERE

Jadis, Mylène a aimé un homme. Ensemble, ils ont fait les 400 coups. Jusqu'au braquage raté d'une bijouterie en Espagne, au cours duquel les deux amoureux se sont fait prendre. Mylène n'a jamais revu Paco : il a été poignardé dans sa cellule un soir. Aujourd'hui, Mylène est libre. Elle travaille dans un dépôt-vente en banlieue parisienne, et vit dans une chambre de bonne.

&  L’avis de la bibliothèque :  Le sujet de cette histoire est peu commun : il s'agit d'un amour partagé et sincère entre une grande bourgeoise déjà quadragénaire et un jeune homme de vingt ans que les circonstances ont séparés.  Ce sera la base de toute une arnaque, très floue et ennuyeuse pendant la première partie du livre, puis tout s'accélère et s'éclaire et la deuxième partie se dévore sans trêve. Mon opinion sur Hervé Commère persiste : il SAIT mener une intrigue ! (Jacqueline)

 

Clandestinement vôtre Charles Cédric Tsimi

Dans le cadre d’une demande de permis de séjour, un jeune clandestin est convoqué à un test de maîtrise du français. Piqué au vif, il répond à l’administration en adressant le livre que vous tenez entre vos mains. Dans Clandestinement vôtre, vous n’entendrez parler ni de colonisation ni de couleur de peau, mais vous goûterez à l’humour cinglant d’un jeune homme qui rêve de quitter le Cameroun pour étudier les sciences politiques en France.

 

&  L’avis de la bibliothèque :  Le résumé m'a fait de l'œil et je ne regrette pas l'aventure. C'est un livre court, au style agréable qui permet de s'ouvrir à la vie d'un sans papier et ses motivations. Le traitement non dramatique, léger permet d'aborder facilement ce thème. J'ai été interpellée par le point de vue d'un Camerounais intellectuel francophone sur son propre pays, mais aussi sur la France actuelle. J'ai moins aimé les théories politiques vers la fin, un peu longuet (le personnage et je suppose l'auteur a étudié plusieurs années la politique) et le manque de perspective pour l'avenir. (Marielle)

 

Ensemble, on aboie en silence                GRINGE

« Il y avait cet énorme chêne près des toilettes des garçons, sur lequel je reproduisais les coups de pied retournés du Chevalier lumière, pour envoyer un signal aux inconscients qui t’auraient cherché des noises. Il ne pouvait rien t’arriver. Tu avais un frère dans la cour des grands, qui maîtrisait en théorie les rudiments du karaté et qui veillait sur toi. En théorie. Dans la pratique, ta garde rapprochée laissait parfois à désirer »

 

&  L’avis de la bibliothèque :   Un roman autobiographique parlant d'une relation fraternelle pas comme les autres. Le premier est un calculateur ayant connu la célébrité en tant que rappeur, acteur tandis que l'autre a le cœur sur la main avec un côté naïf et a été diagnostiqué schizophrène dès l'adolescence. Gringe nous explique sa relation avec son frère ainsi que sa maladie dont on parle très peu en société et qui peut même être tabou. Par exemple, un passage dans le livre nous décrit un repas de famille dans lequel Thibault, le petit frère, se fait dévisager par le reste de la table, table composée par des oncles et tantes qui l'ont vu grandir. En effet, ils ont peur que ce dernier leur saute au visage tel un enragé qui changerait de personnalité comme de chemise. De ce fait, le récit parsemé de certains écrits du premier concerné, a pour but de dédiaboliser cette maladie, de casser les clichés qui l'entourent. Non, la schizophrénie n'est pas la pathologie que l'on a l'habitude de voir au cinéma. C'est bien plus complexe qu'il n'y paraît et le livre nous le fait comprendre à travers diverses expériences de vie narrées par Thibault. Quant aux parties écrites par Gringe, nous comprenons la difficulté que peut avoir une famille ayant un schizophrène en son sein. Entre culpabilité, peur qu'il se fasse du mal à lui même et internements à répétition, la famille peut vivre dans une angoisse quasi-constante. Gringe écrit comme il parle ainsi une certaine proximité entre le lecteur et l'auteur se forme. Nous nous sentons concernés par le récit et les problématiques posés. C'est un livre poignant et touchant qui vous donne un autre regard sur cette maladie très peu connue du grand public. (Steven)

Solitudes Niko TACKIAN

Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Amnésique suite à une blessure par balle, il est reparti à zéro dans cette région encore préservée. Alors qu’une tempête de neige s’annonce, Elie se lance sur la piste d’un loup signalé par plusieurs bergers. Les empreintes ensanglantées le conduisent à un immense pin situé dans une plaine désertique. Une femme nue est pendue à ses branches, une mystérieuse inscription gravée sur sa chair. Cette découverte macabre anime immédiatement quelque chose sur la toile blanche de ses souvenirs.

&  L’avis de la bibliothèque :   Un roman haletant qui maintient le suspens jusqu'au bout !On se retrouve plongé en pleine nature, dans le Vercors enneigé. Des paysages hostiles, très bien décrits, soulignent les émotions des personnages qui recherchent la solitude, l'isolement. Tout d'abord Elie, un jeune garde chasse amnésique dont le passé refait surface brusquement avec la mort horrible d'une ancienne petite amie. Puis son ami Jacques, un vieil homme aveugle, qui vit en parfaite osmose avec la nature. Et enfin Reta qui s'est réfugié avec sa famille pour fuir le tourbillon des villes. Il s'est initié au Chamanisme. On suit avec impatience, l'enquête de l'inspectrice Nina qui fuit, elle aussi, son passé. Avec la densité de son style, l'auteur parvient à maintenir une tension permanente. Il varie régulièrement le rythme de son récit afin de le rendre plus inattendu. On se demande, sans cesse, où se cache la Vérité revendiquée par le tueur. Un très bon moment de lecture qui nous amène à découvrir la réalité géographique du Massif du Vercors, à la fois sauvage et apaisante. Ce roman nous propose aussi un voyage au-delà des apparences, un plongeon vertigineux dans la solitude intérieure des êtres. Un belle efficacité narrative qui emporte le lecteur au fil des pages. (Annick)

 

 

Le dernier enfant                        Philippe BESSON

 

Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle.

&  L’avis de la bibliothèque :  24 H dans la vie d’une mère submergée par l’émotion de voir « son petit dernier » quitter le cocon familial pour ses études. L’avoir vécu ou le vivre permet sans nul doute d’apprécier pleinement la justesse des ressentis et du propos. L’écriture toujours sobre et précise en matière de sentiment, dissèque parfaitement bien les tourments, les questionnements, les remises en question que génère une telle séparation. Bravo à Philippe Besson pour s’être glissé avec autant de brio dans la peau de cette femme confrontée au syndrome du nid vide avec toutes les répercutions que cela engendrent au niveau de la personne, du couple et de la famille. Bravo à lui également pour ce roman qui sert, avant toute chose, une réalité universelle : l’amour maternel.  (Nathalie P)

Les danseurs de l’aube  Marie CHARREL

Après avoir fui la révolution russe, les jumeaux Sylvin et Maria Rubinstein se découvrent un talent fulgurant pour le flamenco. Très vite, Varsovie, Berlin et même New York sont à leurs pieds. Lorsque le Continent sombre dans la guerre, les danseurs sont séparés, et Maria disparaît. Pour venger sa soeur tant aimée, Sylvin ira jusqu'à se glisser dans la peau d'une femme.
Et c'est ainsi travesti qu'il s'engage dans la Résistance pour lutter contre les nazis. HAMBOURG - 2017. Lukas, jeune homme à l'identité trouble, rencontre la sulfureuse Iva sur la scène où Sylvin dansait autrefois. Fuyant leur passé, ils partent à leur tour en road-trip dans l'Europe interlope. Au fil des cabarets, leur flamenco incandescent et métissé enflamme les passions. Mais il suscite, aussi, la violence et l'intolérance. Jusqu'à ce que Lukas commette l'irréparable pour protéger Iva...

&  L’avis de la bibliothèque :  Quel bel hommage à la danse et plus particulièrement au flamenco. Après avoir lu ce livre, amateur ou totalement novice, on a envie de voir ces danseurs… Deux couples, deux époques reliés par cette même envie « furieuse » de danser coûte que coûte quoiqu’il arrive.  Les passages décrivant la danse sont totalement incarnés par les mots. Il y a une sorte de magie qui s’opère et qui permet au lecteur de voir les corps, leur sensualité, leur approche de cet art. Autre domaine artistique mis en valeur : la photographie… et on se surprend à poser le livre pour trouver sur la toile la fameuse photo que l’auteure évoque régulièrement. Il y a quelques maladresses de style parce que l’auteure est journaliste et que parfois certains passages ressemblent à des articles de presse… Mais l’histoire est forte, émouvante et le parallèle qui est fait entre le rejet de la différence en 39/45 et celui d’aujourd’hui montre combien l’Histoire n’a pas beaucoup évolué. A découvrir aussi parce que l’un des couples a vraiment existé : Sylvain et Maria Rubinstein. Sylvain était un héros résistant durant la seconde guerre mondiale. (Nathalie P)

 

Les impatientes            Djaili AMADOU AMAL

Un roman poignant, qui lève le voile sur la condition des femmes au Sahel. Une des valeurs sûres de la littérature africaine.

&  L’avis de la bibliothèque :  Quelle chance nous avons de vivre dans un pays libre en tant que femme et de pouvoir faire nos propres choix ! Ce roman décrit les conditions de vie de trois femmes au Sahel. Quelle horreur ! Aucune liberté, aucun choix, elles ne peuvent pas penser, ne peuvent avoir d’espoir. Leur horizon est totalement bouché et elles ne peuvent pas se défendre. Ce n’est pas par ces qualités littéraires que ce livre interpelle mais par son côté dénonciateur d’une société archaïque où la violence règne. Le témoignage qu’il transmet est bouleversant. A partager et à méditer… (Nathalie P)

 

Cosmétique du chaos ESPEDITE

Suite à son licenciement, Hasna se doit d'accepter les opérations de chirurgie esthétique préconisées par sa conseillère de réinsertion dans l'emploi. Elle vit très mal ces interventions et sombre peu à peu dans une étrange résistance. Novella noire inspirée de la littérature d'anticipation, ce récit à la deuxième personne est l'histoire d'une insurrection silencieuse, d'une insurrection sans visage, à l'endroit d'une société normée par les technologies du regard et de la surveillance de masse.

&  L’avis de la bibliothèque :  Ce roman est un ovni : très court, avec une couverture qui interpelle. Le « contenant » est tout aussi déstabilisant. Le propos dans un 1er temps flirte avec un roman de science-fiction : votre visage, votre corps doivent être remodelés pour trouver du travail et votre place dans la société. Certains passages ne sont pas sans rappeler 1984 même si ici la focalisation se fait surtout sur le physique. Le personnage principal refuse cette approche et les choses se gâtent pour elle… La forme littéraire est, elle aussi, étrange et pas du tout commune… Il y a un ton accusateur avec cet emploi du « tu » en permanence, et l’utilisation des métaphores qui peut au départ séduire puisqu’elle confère au roman une dimension énigmatique. Pourtant au fil des pages, le lecteur peut se lasser et penser que l’auteur s’est fait plaisir, nous promenant dans sa prose métaphorique... mais en oubliant l’intrigue, que l’on aurait aimée plus épaisse. A lire pour la surprise qu’il suscite ! (Nathalie P)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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